samedi 23 août 2008

APITHERAPIE ET PRODUITS DE LA RUCHE

Produits de la ruche / ApithérapieParmi les nombreuses thérapeutiques que la nature met à notre dispositionsans aucune parcimonie et auxquelles nous pouvons faire appel avec unegrande facilité, les produits de la ruche occupent une place de choix :certains depuis la plus haute antiquité comme le miel, la cire et la propolis,d'autres depuis seulement un demi-siècle comme le pollen de fleurs et lagelée royale.La bonne connaissance que nous avons désormais de chacun de cesproduits de la ruche, qui repose en grande partie sur des données scientifiquestout à fait fiables, permet aujourd'hui de les utiliser d'une façon bien codifiée,au point d'avoir donner naissance - il y a seulement quelques décennies - à unenouvelle branche thérapeutique nommée l'apithérapie.DÉFINITION DE L'APITHÉRAPIE Le terme d'apithérapie a longtemps été associé exclusivement au traitement de certaines maladies (essentiellement rhumatismales) par le venin d'abeille. Ce n'est que depuis une cinquantaine d'années que son champ d'application s'est considérablement élargi sous l'influence et l'impulsion de nombreux scientifiques du monde entier dont les travaux ont démontré l'intérêt non négligeable des autres produits de la ruche dans le cadre de la santé.Pour le pollen et la gelée royale, les applications thérapeutiques humaines furent de véritables découvertes, dont quelques prolongements furent malheureusement exploités au tout début de façon trop mercantile, ce qui a gravement nuit à leur réputation pendant de nombreuses années. Fort heureusement, depuis les années 70, sous l'impulsion de quelques chercheurs et médecins - dont nous faisons partie - les choses ont été mises au point avec toute l'objectivité scientifique qui s'impose dans ces domaines.Pour le miel et la propolis, ce ne furent que des "redécouvertes" de vertus empiriques connues depuis des millénaires qui, après analyses et études cliniques menées de façon rigoureuse, ont été confirmées dans leurs indications ancestrales et codifiées pour leur meilleure utilisation thérapeutique possible. D'autres propriétés et applications ont d'ailleurs été découvertes à l'occasion de ces travaux.C'est ainsi que nous avons proposé - dés la fin des années 70 - une définition de l'apithérapie qui n'existait pas encore afin de préciser clairement l'objet de cette nouvelle branche thérapeutique :"L'apithérapie est le traitement des maladies par les produits récoltés, transformés ou sécrétés par l'abeille, et tout particulièrement pour l'heure : le pollen, la propolis, le miel, la gelée royale et le venin."Nous précisons pour les profanes en apiculture que le pollen est un produit récolté par l'abeille, que la propolis est un produit récolté et vraisemblablement légèrement transformé, que le miel est un produit récolté et transformé, que la gelée royale et le venin sont des produits sécrétés. La cire, qui est également un produit sécrété, n'entre pas dans le cadre de cette définition tout simplement parce qu'elle n'a aucun usagethérapeutique médical. Enfin, ne soyez pas surpris de l'absence du venin d'abeille dans notre Pharmacie naturelle: c'est tout simplement parce que son usage peut être dangereux (avec en particulier la possibilité de chocs allergiques extrêmement graves) et que, de ce fait, il ne répond pas à nos critères de sélection des thérapeutiques naturelles qui doivent être, d'abord et avant tout, d'une totale innocuité.PLACE DE L'APITHÉRAPIE La plupart des produits de la ruche constituent essentiellement des thérapeutiques de terrain qui occupent une très grande place dans la prévention des maladies, prévention qui constitue la finalité première de la médecine dont nous vous rappelons la définition : "Ensemble des connaissances et des moyens destinés à prévenir, guérir ou soulager les maladies, blessures ou infirmités." Cette prévention qui est justement de plus en plus à l'ordre du jour actuellement dans les milieux sanitaires et scientifiques les plus autorisés, ceux-ci se trouvant confrontés à l'impossibilité de résoudre un nombre croissant de problèmes médicaux avec le seul volet curatif pratiqué presque exclusivement depuis une cinquantaine d'années. Certains produits de la ruche ont d'importantes vertus alimentaires, d'autres aucune. Par contre, tous ont des propriétés leur permettant d'agir efficacement dans diverses maladies aiguës ou chroniques, soit seuls, soit en association avec d'autres médications indispensables au traitement de la pathologie concernée. C'est ainsi que les produits de la ruche peuvent être classés en trois grandes catégories :• aliment-médicament, • médicament-aliment, • ou médicament tout court.

Définition du miel — Le miel répond à une définition bien précise qui est la suivante :Le miel est la denrée produite par les abeilles mellifiques à partir du nectar des fleurs ou de certaines sécrétions provenant de parties vivantes de plantes ou se trouvant sur elles, qu'elles butinent, transforment, combinent avec des matières spécifiques propres, emmagasinent et laissent mûrir dans les rayons de la ruche. Cette denrée peut être fluide, épaisse ou cristallisée.Il découle de ce ****e, rédigé par le législateur, que le miel est, par définition, un produit entièrement naturel qui ne peut contenir ni additif, ni colorant, ni conservateur, ni parfum artificiel. Il arrive sur votre table tel que les abeilles l'ont fait et tel que l'apiculteur consciencieux l'a récolté. C'est pourquoi le simple mot "miel" sur un emballage est dorénavant suffisant pour vous assurer de son origine 100% pure et naturelle et que vous ne trouvez plus sur les pots et ********s publicitaires que ce seul terme, suivi de sa provenance botanique ou régionale, sans aucun adjectif associé comme c'était le cas il y a encore quelques années où l'on voyait "fleurir" des appellations telles que : "Miel pur surfin" - " Miel naturel" - "Miel sain extra fin" - etc.2) Origine et récolte du miel — — Les abeilles produisent le miel à partir du nectar recueilli dans les fleurs au niveau de petites glandesvégétales nommées nectaires (se situant le plus souvent au fond de la corolle) ou à partir du miellatrecueilli sur les plantes, le miellat étant une sécrétion issue de parties vivantes de ces plantes ou setrouvant sur elles et liée alors à l'excrétion de certains insectes suceurs de sève (pucerons principalement).Il existe donc deux grandes variétés de miel selon l'origine sécrétoire : le miel de nectar et le mielde miellat.Le nectar et le miellat sont des liquides sucrés composés essentiellement de saccharose dissous dans del'eau à une concentration variant entre 5 et 25%, que les abeilles butineuses prélèvent par aspiration avecleur langue et qu'elles emmagasinent dans leur jabot en y ajoutant de la salive contenant une enzyme (lagluco-invertase) qui transforme le saccharose en deux molécules de sucres simples : le fructose et leglucose. Dans le même temps elles abaissent déjà un peu la teneur en eau de la solution sucrée. De retour à la ruche, ces butineuses transfèrent leur récolte à des abeilles ouvrières d'intérieur qui vont,par régurgitations successives d'une abeille à une autre, compléter et terminer la transformationcommencée, avant d'aller dégorger ce liquide dans les alvéoles de cire disponibles d'un rayon où il vas'étaler. Sucée et étalée ainsi plusieurs fois de suite, la solution sucrée, qui ne contient plus que des sucressimples mais encore 50% d'eau, va alors subir une nouvelle concentration par évaporation passive quis'effectue sous la double influence de la chaleur régnant dans la ruche (entre 36 et 37° C) et de laventilation assurée par des abeilles ventileuses qui créent, par un mouvement très rapide de leurs ailes, unpuissant courant d'air ascendant dans la ruche.On arrive ainsi progressivement au bout de quelques jours à une solution ne contenant plus, en moyenne,que 18% d'eau et près de 80% de fructose et glucose, devenue tout simplement du miel, qui est alorsstocké par les abeilles dans les cellules des rayons de la ruche, cellules qui, une fois remplies, sont cachetéespar un mince opercule de cire afin qu'il se conserve parfaitement. C'est ce même miel que vous consommezaprès sa récolte par l'apiculteur.Savez-vous qu'une abeille doit butiner à peu près 150 fleurs pour faire son plein de 2 centigrammes denectar et qu'une butineuse effectue, en moyenne, 25 voyages journaliers d'environ 1 kilomètre chacun ?C'est dire que journellement, une butineuse en période de miellée visite entre 3000 et 4000 fleurs et parcourt25 kilomètres pour rapporter environ 1/2 gramme de nectar et fabriquer 1/10 de gramme de miel. Si vousvous amusez à faire le calcul, vous constaterez que les abeilles d'une simple ruche effectuentapproximativement deux tours du monde pour produire un seul petit kilo de miel !— La récolte du miel par l'apiculteur a lieu en général après une miellée (correspondant à une période deproduction de nectar par la flore susceptible d'en fournir) et lorsque les 3/4 des alvéoles des rayons de ciresont operculés.C'est ainsi que dans les régions méridionales de l'hémisphère nord, le miel est récolté - en une ou plusieursfois - entre les mois d'avril et de novembre, et que dans les autres régions tempérées la première récolte nedébute habituellement qu'à la fin du mois de mai.Cette récolte se pratique schématiquement comme suit :• L'apiculteur retire les cadres des ruches dans son atelier d'extraction afin de procéder à la désoperculation(manuellement avec un couteau, ou le plus souvent mécaniquement avec une machine spéciale conçuepour cette opération).• Suit l'extraction du miel contenu dans les alvéoles par centrifugation à l'aide d'extracteurs tangentiels ouradiaires, miel qui est recueilli dans un bac à travers un filtre.• Après un deuxième filtrage, le miel est recueilli dans un maturateur (simple récipient de décantation) où ilva rester entre 2 et 8 jours au cours desquels les bulles d'air retenues dans la masse du miel montent à lasurface et les dernières impuretés solides résiduelles sont éliminées per ascensum ou per descendum.• Enfin, l'apiculteur qui, pendant ce séjour au maturateur, a préparé et amorcé la cristallisation du miel,passe au conditionnement, puis au stockage, dernière étape avant la distribution commerciale.On récolte ainsi, en moyenne, entre 15 à 20 kilos de miel par ruche et par an, mais les apiculteursprofessionnels en récoltent souvent beaucoup plus grâce à la transhumance et la mise en place de haussessur la ruche en fonction des miellées. 3) Aspect et propriétés physico-chimiques du miel — — Le miel se présente sous l'aspect d'une substance :• visqueuse : la consistance du miel, qui peut atteindre à l'état solide, est très variable ; elle estconditionnée essentiellement par sa teneur en eau, sa composition chimique et la température à laquelle ilest conservé ; par ailleurs, les sucres contenus dans le miel peuvent cristalliser en partie sous l'influencede certains facteurs (température, agitation, composition chimique), entraînant alors une modification complète de son aspect mais sans rien changer à sa composition ;• de couleur variable : la couleur du miel va du jaune très pâle (presque blanc) au brun très foncé(presque noir) en passant par toute la gamme des jaunes, oranges, marrons et même parfois des verts ;mais le plus souvent le miel est blond ;• de saveur très sucrée, plus ou moins aromatique et d'odeur différente selon son origine botanique. — Par ailleurs le miel :• est soluble dans l'eau et l'alcool dilué, mais insoluble dans l'alcool fort, l'éther, le chloroforme et lebenzène ;• a une densité moyenne de 1,42 à la température de 20° C ;• n'est pas un bon conducteur thermique (environ 6 fois moins que l'eau) ;• a une conductibilité électrique fortement variable suivant sa teneur en eau et en matières minérales ;• a un indice de réfraction qui oscille entre 1,47 et 1,50 (suivant sa teneur en eau) à la températurede 20° C ;• est lévogyre (qui dévie le plan de polarisation de la lumière à gauche) dans la plupart des cas.— Enfin le miel est acide : son pH oscillant, en moyenne, entre 3,5 et 6 (nous vous rappelons qu'en matièrede pH le chiffre 7 représente la neutralité

Composition analytique du miel — Elle est aujourd'hui relativement bien connue malgré sa complexité, mais ne peut donner lieu à aucune constante parfaitement stable. En effet, la composition quantitative de ce produit d'origine végétale est soumise à de nombreux facteurs éminemment variables qu'il est impossible de maîtriser, tels que : la nature de la flore visitée et celle du sol sur lequel pousse ces plantes, les conditions météorologiques lors de la miellée, la race des abeilles, l'état physiologique de la colonie, etc. Nous nous contenterons donc de vous donner ici la composition qualitative du miel, complétée de quelques pourcentages quantitatifs moyens.Le miel contient :• De l'eau avec un pourcentage optimum de 17 à 18%.• Des glucides (sucres) en grande quantité : 78 à 80%, représentés essentiellement par du fructose (oulévulose) : 38%, du glucose (ou dextrose) : 31%, ainsi que du maltose, du saccharose et divers autrespolysaccharides.• Des lipides (corps gras) en infime quantité sous forme de glycérides et d'acides gras (acide palmitique,oléique et linoléique).• Des protides (substances azotées) en petite quantité : moins de 1%, mais contenant un très grandnombre d'acides aminés libres : acide aspartique, acide glutamique, alanine, arginine, asparagine, cystine,glycine, histidine, isoleucine, leucine, lysine, méthionine, phénylalanine, proline, sérine, tryptophane,tyrosine et valine.• Des acides organiques libres ou combinés sous forme de lactones : 0,3%, le principal d'entre eux étantl'acide gluconique.• Des éléments minéraux, de 0,2% pour les miels de nectar et jusqu'à 1% pour les miels de miellat, avecplus d'une trentaine d'éléments déjà inventoriés : aluminium, argent, arsenic, baryum, béryllium, brome,calcium, césium, chlore, chrome, cobalt, cuivre, fer, lithium, magnésium, manganèse, mercure, molybdène,nickel, or, palladium, phosphore, potassium, rubidium, scandium, silicium, sodium, soufre, strontium, titane,vanadium, zinc, zirconium.Ces éléments minéraux ne sont pas toujours tous présents dans un miel déterminé. Par contre, certains lesont systématiquement dans tous les miels et souvent alors en grande quantité, notamment le potassium,premier cation intracellulaire indispensable à la vie. Il vous faut savoir également que les miels foncés sontglobalement plus riches quantitativement en matières minérales que les miels clairs.Chacun de ces éléments a un rôle capital et souvent indispensable, même à doses infinitésimales (oligo-éléments) au niveau de nombreuses réactions biochimiques du métabolisme cellulaire de tout l'organisme etleur carence peut provoquer de nombreux troubles maladifs.Notre alimentation actuelle raffinée à l'excès et, par voie de conséquence, très appauvrie en oligo-éléments, se trouvera donc utilement complétée par l'apport de miel dans la ration alimentaire quotidienne,miel qui s'avère dans ce domaine un complément quasi-complet. Ne pensez-vous pas qu'il est préférable deprendre un grand cocktail d'oligo-éléments sous forme organique avec un bon miel, que d'en prendreseulement deux ou trois sous forme minérale (moins bien assimilée que sous forme organique) avec unespécialité pharmaceutique ?• Un grand nombre de vitamines, dont les quantités, loin de couvrir nos besoins journaliers, n'en constituentpas moins un appoint non négligeable. Le miel contient essentiellement les vitamines B1, B2, B3 ouvitamine PP, B5, B6, C, et accessoirement les vitamines A, B8 ou vitamine H, B9, D et K.• Des enzymes dont les principaux sont les amylases alpha et bêta, la gluco-invertase et la gluco-oxydase.Ces enzymes (qui facilitent la digestion des aliments et sont à l'origine de certaines vertus du miel) sontdétruites par un chauffage exagéré du miel qu'il y a donc lieu de toujours éviter.• Plusieurs facteurs antibiotiques naturels, regroupés sous le nom générique d'inhibine, qui sont en fait depuissants bactériostatiques, c'est-à-dire qu'ils empêchent le développement des bactéries mais ne lestuent pas.• De nombreuses autres substances diverses, et plus particulièrement :- un principe cholinergique proche de l'acétylcholine ;- un principe œstrogène ;- des flavonoïdes dotés de multiples et intéressantes propriétés physiologiques ;- des alcools et des esters ;- des substances aromatiques qui non seulement donnent l'arôme et le goût spécifique d'un miel donné, maisqui ont aussi des vertus thérapeutiques ;- des matières pigmentaires spécifiques à chaque miel qui lui donnent sa couleur propre ;- et enfin des grains de pollen qui en signent l'origine botanique.En résumé, le miel est un produit naturel extrêmement complexe contenant un très grand nombre d'éléments vitaux qui interviennent au premier chef dans le bon équilibre de notre fonctionnement biologique. Cette richesse qualitative qui regroupe près de 200 substances différentes agissant en parfaite harmonie et en synergie, absolument impossible à réaliser artificiellement, donne bien sûr au miel une place de tout premier plan dans l'alimentation, mais également une place non négligeable en médecine préventive et curative.Depuis quelques décennies, de nombreux chercheurs (essentiellement au sein de l'école allemande, française, russe, ainsi que divers médecins anglais et américains) se sont attachés à expérimenter méthodiquement l'ensemble des vertus empiriques du miel accumulées au fil des millénaires, afin d'en dégager les véritables propriétés et déterminer ainsi scientifiquement ce que l'on pouvait en attendre réellement pour notre santé. Ces multiples études et expérimentations (environ 2000 références bibliographiques), qui se poursuivent d'ailleurs toujours actuellement, ont non seulement validé tout ce qui nous avait été transmis, mais encore complété certaines données et trouvé de nouvelles utilisations et applications.Il en ressort aujourd'hui de façon certaine que le miel est bien doté de nombreuses propriétés diététiques et thérapeutiques comme le résume fort bien l'éminent Professeur Rémy Chauvin dans ces lignes : "A la lumière de ces recherches, il paraît maintenant certain que l'antique tradition ne mentait pas qui affirmait que le miel ne constitue pas seulement un excellent aliment, mais aussi qu'il a une valeur thérapeutique certaine, bien que difficilement explicable dans certains cas."Comme nous vous l'avons laissé entendre précédemment, il n'existe pas un miel mais de nombreuses variétés de miels :• selon l'origine sécrétoire : miels de nectar ou de miellat ;• selon la couleur : miels clairs et miels foncés ;• selon l'origine mono ou polyflorale : les miels unifloraux étant eux-mêmes classés suivant l'originebotanique (acacia, bruyère, eucalyptus, lavande, sapin, etc.) et les miels polyfloraux suivant les lieux derécolte (miels de plaine, de montagne, de forêt, etc.) ou selon la saison de récolte (miels de printemps oud'été);• selon l'origine géographique : en rapport avec la flore habituelle d'une région bien déterminée (miel desAlpes, d'Anjou, de Corse, du Gâtinais, de Provence, des Vosges, etc.).Chaque miel possède donc, dans le détail, une composition propre qui lui donne ses caractéristiques et des propriétés plus ou moins particulières dont découlent des applications diététiques et thérapeutiques plus ou moins spécifiques. C'est pourquoi, nous vous parlerons d'abord des propriétés communes à toutes les variétés de miel correspondant à une composition analytique moyenne qui caractérise "l'aliment-médicament" miel en général, pour vous donner ensuite la liste des principaux miels unifloraux dont les propriétés et indications plus spécifiques sont admises actuellement par la majorité des auteurs.1) PROPRIÉTÉS DIÉTÉTIQUES ET THÉRAPEUTIQUESCOMMUNES A TOUS LES MIELS EN GÉNÉRAL — — Propriétés diététiques :Le miel est avant tout un aliment naturel riche en sucres simples directement assimilables (se passantdonc de digestion préalable), doué d'un pouvoir sucrant plus important que le sucre blanc (ou roux)ordinaire composé uniquement de saccharose, tout en ayant un apport calorique moindre, contrairementà ce que beaucoup de gens pensent. En effet, le pouvoir sucrant du fructose et glucose contenus dans lemiel est en moyenne de 1,3 par rapport à une base de 1 pour le saccharose du sucre de canne ou debetterave, et 100 g de miel apportent en moyenne 300 calories, alors que 100 g de sucre en apportent400 !... C'est dire que pour sucrer également quelque chose, où il vous faut 10 g de sucre, il ne vous fautque 7,5 g de miel, et qu'au lieu d'absorber 40 calories, vous n'en prenez que 22, soit presque la moitié ! C'estmathématique. Ce seul argument calorique - mais il y en a beaucoup d'autres comme vous le verrez plus loin- devrait déjà vous convaincre de l'intérêt qu'il y a à remplacer le sucre par du miel.Cette richesse en fructose et glucose du miel est à l'origine de son importante action dynamogéniqueet stimulante du cœur recherchée par les sportifs et les gens fatigués, ainsi que de sa puissancecalorique qui lui permet de satisfaire aux besoins énergétiques de l'organisme dans des conditions optimalessous un volume très réduit de nourriture, ce qui est d'un grand intérêt dans tous les cas de perte de l'appétit(surtout chez les enfants et les personnes âgées) et dans certains régimes alimentaires médicaux (celui del'insuffisance rénale par exemple). De par sa richesse en éléments biologiques, le miel augmente aussi les capacités du système dedéfense immunitaire, renforçant ainsi la résistance de notre terrain dans sa lutte contre les agressions engénéral. Richesse qui participe aussi directement à une action non négligeable de complémentarisationalimentaire palliant de nombreuses micro-carences qui sont sources, à la longue, de troubles maladifs plusou moins importants. Par ailleurs, le miel favorise l'assimilation du calcium et la rétention du magnésium par l'organisme, deuxminéraux essentiels au bon fonctionnement de notre "usine" biologique, ce qui explique que les enfants quibénéficient de miel dans leur alimentation quotidienne se développent beaucoup mieux que ceux qui ontseulement du sucre blanc, avec notamment une meilleure et plus rapide calcification osseuse et dentaire.Grâce à ses nombreux enzymes, il facilite également l'assimilation des autres aliments en général, d'oùune meilleure digestion et un meilleur transit intestinal.Enfin, le miel, tout en ayant un pouvoir sucrant supérieur à celui du saccharose, possède une actionnettement moins nocive que celui-ci dans la genèse des caries dentaires. Argument supplémentaire, s'il enétait encore besoin, pour lui donner la préférence dans le régime alimentaire, notamment des enfants et desadolescents.— Propriétés thérapeutiques : Elles sont nombreuses et nous les avons regroupées - classées par ordre alphabétique - dans le tableau ci-après, en vous précisant bien que si chacune de ces actions existe bien pour tous les miels, elles peuventtoutefois varier en importance selon la variété de miel considéré.ANTI-ANÉMIQUE Qui combat l'anémie.ANTISEPTIQUE Qui détruit les microbes.APÉRITIVE Qui stimule l'appétit.BÉCHIQUE Qui calme la toux. DIGESTIVE Qui aide à la digestion.DIURÉTIQUE Qui augmente la sécrétion de l'urine.DYNAMOGÉNIQUE Qui augmente la force et l'énergie.ÉMOLLIENTE Qui relâche, détend et amollit les tissus enflammés.FÉBRIFUGE Qui combat la fièvre.LAXATIVE Qui facilite le transit intestinalSÉDATIVE Qui calme.VICARIANTE Qui supplée à la déficience.
Un bon équilibre alimentaire est l'un des piliers fondamentaux du bon équilibre biologique de nos organismes, donc de notre bonne santé. Il est de fait que de nombreux déséquilibres organiques - sources eux-mêmes de maladies - trouvent leur origine dans des erreurs d'ordre alimentaire qu'il suffit de corriger pour entraîner leur guérison. En évitant ces erreurs, ou en les compensant à temps, vous éviterez bien des ennuis de santé. Or, dans notre société dite, à juste titre, "de consommation", nous mangeons beaucoup (souvent trop) et, dans le même temps, nous mangeons très mal qualitativement, avec de nombreuses micro-carences en éléments biologiques essentiels. Curieux paradoxe en vérité : trop de calories d'un côté et pas assez d'éléments vitaux de l'autre ! C'est pourtant la cause majeure d'une grande part de la pathologie contemporaine que la médecine actuelle, malgré ses énormes possibilités, parvient difficilement à endiguer. Cette pathologie, que l'on a baptisé très justement "maladies de civilisation", correspond en effet à celle qui vous attend si vous ne prenez pas garde à rétablir un bon équilibre alimentaire, tout particulièrement : maladies cardio-vasculaires (infarctus, hypertension artérielle, accidents circulatoires cérébraux, etc.), rhumatismes chroniques dégénératifs (arthrose), affections et troubles neuropyschiques (dépression, anxiété, insomnies, états de "mal-être" en général), surcharges pondérales (les fameux "kilos en trop") avec toutes leurs conséquences, états allergiques divers qui fleurissent de plus en plus au fil des années.Beaucoup de ces troubles ou affections surgissent uniquement sur des terrains qui ont souffert durablement d'un déséquilibre alimentaire. Il n'y va pas uniquement de la faute de ceux qui en souffrent - et c'est bien pour cette raison que l'on parle de " maladies de civilisation" - car, c'est un fait certain, il est pratiquement impossible aujourd'hui de se procurer une alimentation biologiquement normale. Ceci pour plusieurs raisons :• l'appauvrissement progressif des terres arables, dû principalement à l'érosion intempestive (dont l'hommeporte une lourde part de responsabilité) et aux cultures intensives (je vous signale à ce propos que l'apportd'engrais chimiques, qui ne tient compte que des carences dominantes, non seulement ne résout rien maisaccroît encore davantage les déséquilibres existants) ;• les méthodes de culture à croissance accélérée qui ne permettent pas aux plantes d'acquérir leur pleinepotentialité en composants ;• les multiples traitements phytosanitaires, à doses de plus en plus importantes, qui ne peuvent pas êtreconsidérés comme étant particulièrement bénéfiques pour notre santé ;• les procédés de fabrication industrielle ainsi que les techniques de distribution et de conservation modernesqui aggravent encore un peu plus l'appauvrissement des aliments que nous consommons.Cette chaîne de facteurs - qui apparaît pour l'instant comme une fatalité inéluctable - aboutit inévitablement à la "dévitalisation" de notre régime alimentaire habituel en le privant d'une bonne partie des constituants essentiels dont notre organisme a besoin pour son bon équilibre et sa bonne santé.Si nous ajoutons à tout cela les nouvelles habitudes alimentaires, souvent catastrophiques, comme l'importante consommation d'aliments raffinés pauvres en vitamines et substances minérales indispensables (dont de nombreux oligo-éléments) et la pratique de nombreux régimes déséquilibrés par une fraction croissante de la population, il vous est facile de comprendre que les carences sont omniprésentes. Certes, il s'agit de micro-carences. Elles doivent néanmoins monopoliser toute votre attention car elles sont suffisantes pour créer un déséquilibre et un affaiblissement insidieux de l'organisme. La porte est alors ouverte à la moindre agression physique (notamment microbienne) ou psychique (stress en particulier) et c'est ainsi qu'on débouche, souvent, sur de nombreux troubles fonctionnels ou lésionnels à plus ou moins court terme.La conclusion s'impose d'elle-même : si vous voulez échapper aux conséquences malignes de cet étatde choses - et puisqu'il n'est ni de votre ressort ni du nôtre de changer le cours de l'histoire du soi-disant "progrès" - il faut vous prendre en mains !... Autrement dit, après avoir pris pleinement conscience de l'importance du "bien se nourrir" dans la prévention des maladies de notre temps, y pallier de votre propre initiative et le plus efficacement possible.Dans la maigre liste des aliments fondamentaux encore purs et naturels qui nous apportent l'intégralité de leur richesse qualitative et quantitative en éléments vitaux, le miel figure en très bonne place, et c'est pourquoi nous tenons tant à bien vous informer à son sujet.Avec le miel, vous disposez encore d'un aliment naturel parfait, peu cher, facile à trouver dans tous les magasins, et pourtant vous n'en profitez que de façon occasionnelle. Vous lui préférez le sucre blanc (ou roux) qui ne contient rien d'autre que du saccharose et quelques milligrammes de calcium et résidus de chaux non assimilables par l'organisme, c'est-à-dire un produit complètement mort qui apporte seulement des calories - beaucoup : près de 400 pour 100 g - qui donnent un "coup de fouet" aux cellules en les épuisant. En effet, le sucre blanc apporte des calories "vides", sans aucun accompagnement, alors que le miel vous apporte des calories - beaucoup moins : 300 pour 100 g - avec en plus des acides aminés, des substances minérales et oligo-éléments, des vitamines, des enzymes et des dizaines d'autres constituants biologiques des plus importants pour la santé. Alors, ne faites plus du miel un aliment d'exception, mais un aliment ordinaire essentiel qui participe naturellement à votre alimentation quotidienne au même titre que le pain ou le lait, d'autant qu'à chaque prise vous absorberez aussi en même temps : du soleil, des fleurs, le printemps et l'été, la force, la santé et la beauté. Connaissez-vous beaucoup d'autres produits dotés d'une telle valeur ajoutée ?...Alors, voyons maintenant ce qu'il vous faut faire pour intégrer sans difficulté le miel dans votre alimentation quotidienne :1) Remplacez, chaque fois que cela s'y prête, le sucre blanc par du miel. Ce simple petit changement dansvos habitudes alimentaires vous permettra de prendre votre ration quotidienne sans avoir à y penser et pourle plus grand plaisir de votre palais. C'est ainsi que vous sucrerez avec du miel :• Le lait, le café au lait, le chocolat ou le thé de votre petit déjeuner (et surtout celui de vos jeunesenfants), en pensant à l'adage qui dit : "Miel tous les matins au petit déjeuner éloigne les médecins pourbon nombre d'années."• Les nombreuses préparations de céréales (flocons d'avoine, grains de maïs ou de blé soufflés, etc.) quirentrent progressivement - et c'est un bien - dans nos habitudes alimentaires.• Les yaourts, fromages blancs et petits suisses.• Les infusions (dont le thé bien sûr) avec lesquelles le mariage est parfait, surtout si vous assortissez lasaveur du miel à celle de l'infusion : miel de tilleul avec l'infusion de tilleul, miel d'oranger avec l'infusiond'oranger, etc. A ce propos, il vous faut savoir que certains miels foncés noircissent les tisanes danslesquelles ils sont dissous : n'ayez aucune inquiétude, cela est dû à leur richesse en fer qui précipite letanin contenu dans les infusions de certaines plantes (notamment le thé qui en est très riche) ; pouréviter ce phénomène, sucrez avec un miel clair, comme par exemple celui d'acacia. 2) Placez toujours sur la table du petit déjeuner, à côté de la traditionnelle confiture, un pot de miel àvotre goût afin d'en tartiner des tranches de pain ou des toasts grillés, légèrement beurrés. Une bonne tartinede miel trempée dans du lait est un excellent "starter" pour bien "démarrer" la journée...3) Utilisez le miel pour :• napper crêpes et gaufres ;• pour accompagner certains fruits frais comme les fraises, les framboises, une pomme, une banane coupéeen morceaux, le melon : un vrai délice ;• pour accompagner les fruits secs : amandes, noix, noisettes ;• et puis aussi, tout simplement, pour le merveilleux plaisir de déguster une cuillerée à café d'un miel très fin.4) Utilisez-le aussi sous forme de produits alimentaires à base de miel que vous trouverez dans lecommerce prêts à la consommation : vinaigre de miel, moutarde à l'ancienne au vinaigre de miel, pain d'épices(qui avec un peu de beurre constitue un excellent goûter pour les enfants), et si vous ne pouvez pas vouspasser de sucreries, privilégiez alors le nougat, les bonbons fourrés au miel, les pastilles au miel, etc.Avec ces simples petites mesures, vous absorberez au moins 40 g de miel par jour, c'est-à-dire la dose d'entretien que nous recommandons pour bien et mieux se porter.Vous pouvez également compléter ces conseils de base en prenant l'habitude de consommer régulièrement des boissons au miel comme le jus d'un citron dans un grand verre d'eau plate sucrée avec une cuillerée à dessert de miel qui fait merveille en milieu de matinée et d'après-midi pour rester en pleine forme, ou des grogs à la mauvaise saison pour prévenir les refroidissements.Enfin, vous pouvez faire aussi un peu de cuisine au miel, notamment des desserts qui feront le régal des petits et des grands. Il existe plusieurs livres consacrés à la cuisine au miel qui vous feront découvrir de nouvelles saveurs à travers des recettes extrêmement faciles à préparer.
Nous devrions plutôt dire : Le miel pour vous maintenir en bonne santé et vous guérir, car le miel est d'abord, et avant tout, un aliment qui permet de prévenir nombre de maladies et, seulement ensuite, un "médicament" susceptible de traiter utilement certains troubles et affections. D'où le terme d'aliment-médicament que nous lui attribuons depuis de nombreuses années. Si toutes les indications que j'énumère ici sont bien réelles, cela ne signifie évidemment pas que le miel est toujours capable, à lui tout seul, de résoudre complètement le trouble ou l'affection envisagée. C'est pourquoi, nous avons indiqué en "caractères gras" toutes les indications majeures où le miel utilisé seul (ou presque) donne en règle d'excellents résultats, et en "caractères maigres" les indications essentielles où le miel donne souvent de bons effets en complément d'un traitement spécifique adapté à la maladie ou au trouble concerné.Ce préalable étant bien établi, nous allons vous donner successivement les indications du miel chez le bien portant et chez la personne atteinte d'un trouble bien déterminé ou d'une affection ayant fait l'objet d'un diagnostic médical précis.1) Chez le bien portant — Le miel est pris dans le but :• D'obtenir un meilleur rendement physique, particulièrement chez les sportifs où, par sa double actiondynamogénique et stimulante du cœur, le miel augmente l'endurance, favorise la récupération, facilite lesefforts répétés ou prolongés, et prévient les défaillances, cela sans aucun effet dopant. Dans cetteindication, c'est le miel de trèfle qui s'avère le plus efficace.• D'avoir une plus grande résistance à la fatigue physique et intellectuelle à l'occasion de périodesd'activité momentanément plus intense, notamment chez les adolescents à l'occasion d'examens ou deconcours.• De renforcer le système de défense immunitaire et, ainsi, de mieux résister aux agressions en général.• De faciliter la digestion et l'assimilation des autres aliments débouchant sur un meilleur métabolismegénéral. • De complémentariser la ration alimentaire habituelle pour assurer un meilleur équilibre en éléments vitauxindispensables au bon fonctionnement organique.2) Chez le mal portant — Suivant l'origine et la gravité du trouble ou de l'affection en cause, le miel sera pris seul ou associé à d'autres médications indispensables. Nous signalons tout de suite que, dans beaucoup de ces indications, les effets du miel sont encore plus notables et plus rapides chez les jeunes enfants et les personnes âgées.- Indications générales :• Les états de fatigue (asthénies) à tous les degrés :- en cours de maladie ou post-opératoire ;- convalescences médicales ou chirurgicales ;- surmenage et états d'épuisement physique, psychique ou intellectuel ;- asthénie chronique des personnes âgées où le miel fait absolument merveille.• Les pertes de l'appétit (anorexies) d'origine physiologique.• Les amaigrissements et les états de maigreur, spécialement chez le nourrisson et les jeunes enfantsqui réagissent particulièrement bien à la prise de miel, tout en notant que ceux d'entre eux qui ont desdifficultés digestives à transformer le saccharose du sucre ordinaire se voient complètement débarrassésde ce problème puisque le miel ne contient pratiquement que des sucres simples : fructose etglucose. Nous ne recommanderons jamais assez de sucrer l'alimentation lactée des nourrissons avec dumiel et de l'intégrer dans leur menus quotidiens quand ils sont plus âgés, ce qui - compte tenu de son goûtsavoureux - ne pose aucune difficulté pour, dans un premier temps, le faire accepter et le fairedéfinitivement adopté ensuite.• Les terrains déficients constitutionnels et les états carentiels divers, sources de retard de croissance,d'insuffisance pondérale, de mauvaise dentition, de déminéralisation, etc.- Indications particulières :• Sphère cardio-vasculaire et sanguine :- Anémie par augmentation du taux d'hémoglobine du sang (ce sont les miels foncés qui sont ici les plusefficaces : bruyère, sapin, etc.).- Maladies cardiaques en général, où le miel facilite le travail du cœur et augmente sa puissance.- Certaines formes de purpura dont la guérison est parfois spectaculaire.• Sphère respiratoire :- Affections O.R.L., notamment les rhinites, sinusites et coryza spasmodique (rhume des foins), où le mielen rayon consommé avec ses alvéoles de cire s'avère le plus efficace du fait des vertus particulières liéesdirectement à la cire d'abeille, ainsi que les pharyngites et laryngites (souvent sources d'enrouement etd'extinction de voix) où les gargarismes à l'eau miellée sont très efficaces.- Affections broncho-pulmonaires dans leur ensemble en traitement d'appoint.- La toux en général, sous toutes ses formes, en prenant le miel (de préférence d'eucalyptus, de lavandeou de sapin) soit tel quel par cuillerée à café à laisser fondre lentement dans la bouche, soit dissous dansune tasse de lait bien chaud, quatre à cinq fois par jour.• Sphère digestive :- Perte de l'appétit du fait de son action légèrement apéritive et la possibilité d'absorber une rationcalorique assez forte sous un très faible volume.- Troubles de l'assimilation digestive et insuffisance hépatique (miel de romarin en particulier).- Constipation fonctionnelle, surtout chez l'enfant où la simple intégration de miel à l'alimentationquotidienne suffit pour faire disparaître les paresses intestinales de cet âge.- Certaines infections intestinales.• Sphère urinaire :- Chaque fois qu'il y a lieu de favoriser la diurèse (plus spécialement le miel de bruyère), en appoint desmédications diurétiques traditionnelles.- Régime diététique de l'insuffisance rénale chronique où il est nécessaire d'augmenter la ration deglucides avec un apport calorique important sous un faible volume, ce à quoi le miel répond exactement.• Sphère neuro-psychique :- Nervosisme (miel d'aupébine, d'oranger ou de tilleul en particulier).- État dépressif mineur réactionnel à un mauvais état physique,en appoint d'un traitement à base deplantes stimulantes et régulatrices comme le ginseng.- Certaines formes d'insomnies légères (plus spécialement le miel de tilleul ou d'oranger dans une infusion dela même plante le soir avant de se coucher).• Sphère sexuelle :- Baisse momentanée de forme sexuelle chez l'homme, où cette excellente préparation à base de mielfait le plus souvent merveille :Mélangez intimement une douzaine et demi de jaunes d'œufs séparés de leurs blancs dans 500 gde miel (romarin ou trèfle de préférence) que vous mettrez dans un pot en verre conservé au réfrigérateur et dans lequel vous puiserez à la demande avec une cuillère à soupe, sans aucunelimitation (sauf bien sûr si vous avez un problème de poids), que vous absorberez en laissantfondre lentement dans la bouche, ou en tartinant sur de minces toasts de pain complet. Non seulement c'est délicieux à consommer mais, en plus, réellement efficace et, grâce à cette simplepréparation, vous retrouverez très vite toute votre vigueur si le besoin s'en faisait sentir un jour.• Sphères diverses :- Crampes, diurnes ou nocturnes, qui représentent une excellente indication du miel.- Maladies infectieuses fébriles en général.- Rhumatismes chroniques (miel de lavande en association avec du vinaigre de cidre).- Intoxications d'origines diverses où le miel agit comme contre-poison.- Atténuation du taux d'alcoolémie à l'occasion d'un repas trop arrosé, ce qui peut parfois rendre service enpermettant de reprendre le volant un peu plus tôt sans présenter de troubles de la vigilance.• Voie locale externe où le miel trouve de nombreuses indications dermatologiques (en applicationslocales après nettoyage soigneux selon les principes habituels en usage pour chacune des lésionsconcernées) :- Plaie cutanée infectée.- Ulcère variqueux.- Escarre.- Brûlures.- Engelures.- Gerçures et crevasses pour lesquelles nous vous recommandons la préparation suivante :Dissolvez 50 g de miel dans une tasse d'eau avec un peu de glycérine, dont vous enduirez les lésionsaprès un léger savonnage à l'eau tiède, et que vous laisserez sécher.- Prurit anal où le mélange suivant donne en général de bons résultats : Mélangez 70 g de miel à 30 g d'huile d'olive, dont vous enduirez la région tous les soirs au coucher.- Sans oublier toutes les indications du miel dans le domaine de l'esthétique, où de nombreuses gammes deproduits au miel régénèrent, conservent et prolongent la beauté de la peau en l'adoucissant, enl'hydratant et en la désinfectant.Après cette longue liste d'indications, vous pouvez constater que le miel justifie pleinement son appellation "d'aliment-médicament". Profitez-en donc aussi sur ce plan en gardant à l'esprit ce vieil adage: "Qui souvent miel prendras, bien mieux se portera et plus vite guérira."

Ce merveilleux "aliment-médicament" naturel qu'est le miel est d'une totale innocuité, même à doses très élevées. — Il ne provoque aucun effet secondaire particulier aux doses recommandées (les exceptionnelles douleursgastriques qui apparaissent parfois sont dues le plus souvent à une ingestion ponctuelle trop importante ou(et) trop rapide ; si cela devait vous arriver, il vous suffit de diminuer la dose ou de mieux la répartir au coursde la journée, en veillant toujours à l'absorber très lentement ou en dilution dans un liquide). — Il n'a aucune incompatibilité avec des produit médicamenteux et il aurait plutôt tendance à faciliterl'action des médications auxquelles il est associé.— Enfin, il n'a aucune contre-indication à proprement parler et a priori.Il peut donc être pris par tout le monde, de la naissance jusqu'à l'âge le plus avancé, y compris par la femme enceinte qui n'en retire que des avantages sur de nombreux plans.Il n'est déconseillé (nous ne disons pas contre-indiqué) que dans trois cas bien précis :• l'hypertriglycéridémie importante (augmentation très élevée des triglycérides dans le sang) ;• les états diabétiques (voir l'encadré ci-après) ;• chez les personnes souffrant de lithiase urinaire oxalique. Dans tous ces états pathologiques, il est absolument indispensable d'avoir un avis médical avant de prendre du miel de façon régulière.Quant à la fameuse assertion "Le miel fait grossir", elle est complètement fausse. Le miel ne fait pas grossir plus qu'un autre aliment ne le fait dans la mesure où il est intégré normalement dans la ration alimentaire. Bien sûr, s'il vient en supplément de cette ration, il peut éventuellement entraîner une prise de poids indésirable, mais ceci est vrai avec n'importe quel autre aliment en général et aliment glucidique en particulier. Nous vous rappelons, qu'à poids égal, le miel apporte moins de calories que le sucre blanc, pas plus que le pain et deux fois moins que des amandes ou cacahuètes grillées prises si souvent en "amuse-gueule" !... Alors, gommez définitivement de votre esprit cette phrase sans aucun fondement réel que tout le monde colporte : c'est une pure contre-vérité. Mais comme toutes les "rumeurs", elle a la vie dure !...Absorbé à dose normale, en petite quantité à la fois et en l'insalivant bien quand il est pris tel quel à la cuillère, le miel ne pose jamais aucun problème.Miel et diabèteLe miel peut-il être consommé par un diabétique ?Le miel est-il contre-indiqué chez le diabétique ?Certains miels particuliers très riches en fructose ont-ils une valeur dans le traitement du diabète sucré ? Telles sont les trois questions habituelles qui nous sont très souvent posées et auxquelles nous allons répondre ici defaçon scientifique.A la lumière des connaissances médicales les plus récentes, nous pouvons affirmer que :• En réponse à la première question : Le miel, qui contient en moyenne 38% de fructose, 31% de glucose etdivers autres polysaccharides parmi lesquels du saccharose, ne peut en aucun cas être considéré comme un alimentrecommandable au diabétique.• En réponse à la deuxième question : Le miel n'est pas contre-indiqué et peut être intégré dans la rationalimentaire d'un diabétique, mais seulement dans le cadre strict de la ration de glucides qui lui est permisejournellement pour le bon équilibre de sa maladie et sans jamais pouvoir être introduit comme une possibilité d'élargirson régime.• En réponse à la troisième question : Le fructose ne représente pas un traitement du diabète sucré et sonadministration prolongée en lieu et place du glucose n'entraîne aucune influence favorable sur l'évolution de certainescomplications du diabète (lésions rétiniennes en particulier). Il en résulte donc, qu'aucun miel, même ceux qui sont trèsriches en fructose, ne peut constituer une quelconque thérapeutique (ou aide thérapeutique) du diabète, quelle qu'en soitsa forme clinique.Nous espèrons que cette mise au point claire et précise mettra fin à de nombreuses informations erronées qui circulentencore dans ce domaine, et cela pour le plus grand bien des diabétiques.Nous vous signalons toutefois que chez le diabétique traité à l'insuline, le miel peut, par contre, être très utile en casde surdosage accidentel de la dose de ce médicament qui provoque un état d'hypoglycémie pouvant aller jusqu'aucoma. Dans de tels cas, l'ingestion immédiate de miel va apporter rapidement du glucose dans le sang et corrigerimmédiatement les effets dramatiques de ce surdosage insulinique. il s'agit donc là d'un moyen simple et salvateur quetoute famille ou entourage d'un diabétique se doit de bien connaître

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